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Guinéens de tous les pays, debout contre l’Etat voyou !

Date de publication:2008-05-03 10:54:00

L’affaire Chantal Colle est révélatrice du syndrome de  l’Etat  voyou qu’est devenue la Guinée. Cette dame représente une des ailes présidentielles qui s’est trouvée virée par un aileron présidentiel. Ce qui fait le bonheur de M. Kouyaté qui n’en demandait pas tant. Il lui suffisait de faire tatouer par M. Bo Keita, les monstres juridiques jetés par les cauris de maman Henriette. Malgré la petitesse du sacrifice de M. Justin Morel junior et la grandeur politique de cette couleuvre avalée, l’épisode de Mme Chantal Colle nous conduit vers un sublime échec et mat entre les deux Lansana. Soudain l’influence de Mme Chantal Colle nous semble surdimensionnée. Ecartelée qu’elle se trouve entre les règles de l’Echec et celles du Poker. 
Sa force devant une communauté guinéenne plus ou moins naïve, des journalistes et des acteurs politiques, plus ou moins de bonne foi, sa ruse, c’est qu’elle sait pertinemment quant à elle, à qui elle a véritablement à faire. Elle doit plier Lansana Conté qui devra plier le camp présidentiel adverse. Elle devra convaincre Lansana de virer la première dame hors des marécages présidentiels.
Mais Henriette Conté n’est ni Sidya Touré, ni Fall, ni Cellou, ni.. même le général Lansana Conté ! N’est-elle pas l’héroïne des journées de janvier-février qui a évité à son général-président de mari, une historique pantalonnade ? 
« Vous m’avez enlevé ma tunique, vous voulez maintenant enlever mon pantalon ! » 
Elle a aidé les syndicats et la « société civile » à stopper net la déferlante qui nous eût délivrés de ces « affres présidentielles » qu’un pseudo-consensus nous masque de ses frasques mégalomaniaques à la Sékou Touré.
L’euro est à 7200 ou 7300fg, le sac de riz à plus de 220000 fg. Les transports publics ont presque doublé leurs tarifs. Bref, la vie est devenue deux fois plus chère depuis le changement intervenu en janvier-février. Plus chère, façon de parler, car la vie ne vaut plus rien en Guinée. 
Pourtant les Guinéens depuis trop longtemps se sont laissé gaver par les petits fours d’une Chantal Colle, des coups fourrés de Mamadou Sylla, de l’Ukrainien Pachenko trafiquant d’armes ou de bauxite, allez savoir, du Chinois Kim ou ( Cheng ) qui a détruit la forêt guinéenne, de la maffia asiatique  qui truste le marché des chaises en plastique et d’autres industries plus ou moins toc. Et nos faux frères libano-syriens qui déshonorent l’honorable colonie de ces Guinéens qui sont avec nous depuis que la Guinée n’était pas encore tout à fait une colonie, dans le blanchiment d’argent et la vente d’autres produits nocifs pour la santé de notre économie, voire de celle de notre jeunesse. J’ai failli oublier le parrain, le Latino qui a semble-t-il disparu du décor pour couler des jours tranquilles dans un yacht, à moins que plus rusé, il attende que passe le cyclone du Golfe persique de nos faubourgs. 
Je voulais parler de l’Etat voyou, et je me suis attardé sur le cas de Mme Colle. C’est que tout le pays s’y attarde. En effet   elle est l’expression parfaite du syndrome guinéen. La Guinée est devenue un Etat voyou, plaque tournante de la drogue, du blanchiment d’argent, du trafic d’armes et surtout, surtout, de la mal gouvernance  qui permet à des voyous sortis de nulle part, de dépecer le pays. Il n’y a pas encore Ben Laden pour que l’armée américaine s’occupe vraiment de la Guinée..
Mais c’est pire. 
Dans « Etat voyou », il y a bien Etat. Alors qu’en Guinée il n’y a plus d’Etat. En période pré-révolutionnaire, cela va de soi et permet la transition, c’est à dire à la place du néant d’Etat, de nouvelles institutions surgissent.
Mais à cela il y a une condition.
Il faut que  les forces vives prennent la place de l’Etat moribond.
Le drame guinéen, c’est que ces dernières sont entrain d’expirer, en s’essoufflant, un jour dans les préparatifs insolents d’un cinquantenaire de dénis et de démissions, un autre jour dans l’érection de commissions dialogue et réconciliation dispersées dans les moindres C.R.D. Comme au bon vieux temps du P.D.G. ! En attendant de nouvelles élections frauduleuses.  Diluant ainsi la question de fond : la tenue d’une véritable concertation nationale politique et non seulement sociale (  on nous parlait de Forum social, on progresse dans les termes dilatoires ). 
D’ailleurs le coup d’envoi est parti pour le Programme de concertation.., P.R.O.C..  je ne sais plus quoi, suit un sigle barbare où finalement je m’étais trop avancé dans un papier précédent, en prenant au mot un informateur qui m’affirmait qu’on avait prévu un strapontin pour les Guinéens importés. Finalement, rien pour les 30% de Guinéens apatrides qui contribuent pourtant à 30% à la production nationale.
Je dis ça suffit ! 
Debout Guinéens de France et d’ailleurs
Debout
Allons en Guinée, c’est à dire à l’ambassade de Guinée
pour dire à ces messieurs-dames qu’ils rentrent au pays. Qu’ils quittent notre territoire.
Qu’ils sont   déchus de leur nationalité
Que la raison de cette décision est la suivante
Nous voulons le changement
Or ils sont  les représentants  de la continuité

Les zombis du triste petit matin

Qui un jour festoyant de 1958

Vit un virus pénétrer le cœur d’un peuple épris de liberté

Un virus qui y a semé le goût de la servitude.

Et alors lesGuinéens ressemblent fort à ces larbins dont parle le poète :
« ceux qui se sont assoupis aux agenouillements
ceux qu’on domestiqua et ..
ceux qu’on inocula d’abâtardissement
tam-tams de mains vides
tam-tams inanes de plaies sonores
tam-tams burlesques de trahison tabide  ( A. Césaire )
C’est le même message, en substance, que nous vous avions lancé en janvier-février 2007 :
DITES AUX DEUX LANSANA DE CONVOQUER DES ASSISES NATIONALES SOUVERAINES OU DE PARTIR !
Quant aux autres, nos amis des syndicats, de la société civile et des Partis, nous nous en occuperons.
GUINEENS DE FRANCE ET DE PARTOUT DEBOUT !
MARCHONS SUR NOS AMBASSADES
NOUS NE RISQUONS PAS LES BALLES PERDUES
DE NOTRE REPUBLIQUE BANANIERE
POUR DIRE HONTE A CETTE REPUBLIQUE BANANIA !

Saïdou Nour Bokoum

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