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Qu’on ferme la gueule à la RTG (Par Souleymane Thiâ'nguel BAH)


Ainsi donc la Guinée est-elle condamnée à voir ressusciter les mêmes démons immondes ?

Ainsi donc sommes-nous obligés de porter les mêmes haillons qui font de nous la risée de ce monde ? Ainsi donc les douleurs d’hier poursuivront-elles leurs hurlements en nous à travers les folies renouvelées du diable qui gronde ? Ainsi donc notre terre continuera-t-elle à se dérober sous nos pieds par les insultes de nos gouvernants qui nous tondent ?

Il y a quelques jours, je faisais une petite publication sur ma page Facebook à propos de ce que devrait être la RTG. Cette maison, mère de tous nos médias, qui vient une fois de plus de se distinguer par la bêtise et la connerie. En diffusant ce dégoutant communiqué d’une mouvance présidentielle stupide et prétentieuse, avec la voix monocorde et tremblotante d’une journaliste bouffée par la peur, la RTG vient de prouver une fois de plus qu’elle ne mérite pas le respect des Guinéens. Dire que son actuel Directeur Général a fait ses premières armes dans le respectable journal qu’est Le Lynx et la radio Djigui fm ! Dire que l’actuel ministre de la Communication est en partie le produit d’une université française ! Dire que le Président de la République plastronne partout d’avoir été un combattant pour la démocratie, ayant vécu depuis son adolescence dans le pays des Lumières !

Que dire d’autre que les Guinéens méritent ce qui leur arrive puisque chaque peuple mérite ses gouvernants ?

Le logiciel de gouvernance n’a pas changé depuis plus d’un demi-siècle. Les concepts revivent au gré de la niaiserie et de l’ânerie de ceux qui nous dirigent. La lettre de la mouvance ne fait que reprendre les paroles qu’on croyait révolues pour leur faire porter les hideux habits de l’immoralité et de l’irresponsabilité.

On parle de qui lorsqu’on ânonne qu’il y a des Guinéens qui ne « connaissent pas leur propre histoire et arrivent trop tard pour connaître la véritable âme et les ressorts profonds » du pays?
 
De qui parle-t-on lorsqu’on fait référence au concept déjà mille fois entendu de « mauvais citoyens » ?

Qui décrète alors que tel Guinéen est de la bonne graine et que l’autre est de l’ivraie ? Qui ? Et s’il y a un Guinéen au « passé trouble et parcours personnel encore plus trouble », peut-on nous montrer ceux qui dont le passé et le parcours sont propres et devant lesquels on devait s’incliner ?

Pardon, oh oui pardon de vous dire que la « minorité arrogante et hystérique » que nous sommes vous pisse dessus et s’essuie le derrière de votre proprette langue. Vous parlez « d’ordre établi » ? Des régimes plus puissants que votre bande de vampires sont tombés devant la détermination de leurs peuples. Vous dites souveraineté nationale ? Sachez qu’autant elle peut s’exercer par un référendum, de la même manière elle peut s’imposer par la rue, par la « rébellion », la transgression et l’insurrection que vous redoutez tant. C’est toujours parce que les peuples se rebellent et transgressent que le monde a avancé. Parce que les gouvernants auxquels ils confient leur destin ont souvent la malheureuse manie à croire qu’ils peuvent déféquer impunément sur les sacrifices que les ont porté au pouvoir.

Vous piaillez « fanfaronnade » et « vanité » ? Peut-être avez-vous oublié de vous tâter pour mesurer l’étendue de votre insolent train de vie dans un pays où la misère a élu domicile, où l’on meurt d’ordures qui étouffent les âmes abandonnées à l'insolence de la pauvreté. Vous vous égosillez de souveraineté nationale, alors que vous défendez des personnalités étrangères sur vos compatriotes, sous prétexte que ces goujats seraient les potes de la cour de récré de votre autocrate de chef ? S’il vous, et si vous la fermiez un peu pour qu’on entende le vent souffler ? Et si vous la boucliez, le temps d’un frémissement d’un air même pollué qui nous libère un peu de vos idioties ?
 
Vous avez dit « démons » ? Alors, moi je vous crache dans la tronche des anges infectés de souillures que vous êtes. Pendant que vous tortillez d’une merde à la place du cerveau, vous traitez les autres de « loufoques et de foutraques » ? Depuis quand incombe-t-il à un parti politique la charge de la sécurité des personnes et des biens ? Si cette prétention n’est pas plus risible et débile, alors je ne suis pas le fils de ma mère. Dire que la mouvance présidentielle s’érige en défenseur de la liberté d’expression pendant que plus de cent jeunes Guinéens ont été assassinés juste pour avoir exprimé leur opinion. Dites-moi de qui on se fout dans ce pays ? Nous nageons en plein cauchemar. Si lorsque vous l’ouvrez, si c’est pour nous seriner vos imbécillités, faites-nous le plaisir de la boucler ou d’aller postillonner dans la face ridée de votre chef.

Si vous estimez avoir déjà « l’aspiration de la majorité à une nouvelle constitution », alors à quoi servirait un référendum ? En prenant votre rêve pour la réalité, vous vous exposez au « chaos » et au « péril » que le peuple fera danser vos « intentions douteuses ».

En attendant, le FNDC doit comprendre que l’établissement d’une liste, qui plus est partielle, ne suffit pas pour stopper la provocation de ces vaniteux. Agir, dans la fermeté et la responsabilité, c’est le seul langage que peuvent comprendre ceux qui croient être les propriétaires de la Guinée. Par ailleurs, le Premier ministre ayant été clair sur l’engagement de l’ensemble de son gouvernement, tout ministre qui ne le démentira pas et ne démissionnera pas fait partie de ce complot ourdi contre les lois de la République. Qui ne dit mot, consent. Cet adage est connu, même de Toto. La lâcheté de notre prétendue élite doit être démasquée. Ceux qui veulent attendre jusqu’au dernier moment pour connaître le sens du vent doivent être mis à nu. Ils sont tapis dans l’ombre, financent la campagne et racontent dans le secret des conciliabules qu’ils ne sont pas d’accord, que ceux-là aussi sachent que nous savons. Et ils savent que nous savons puisqu’ils ont voulu nous embarquer dans leur félonie. Ils croient nous prendre pour des imbéciles, mais le temps saura dire qui est plus con que l’autre.


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