Guinée : le leader de l'UFDG a décidé d'accompagner Alpha Condé au 3ieme mandat

En Guinée, Cellou Dalein est enfin sorti là où ceux qui le connaissent bien l'attendaient : il a pris la même porte qu'Alpha Condé, offrant à ce despote tripatouilleur et falsificateur de Constitution, la possibilité de pouvoir se dire élu démocratiquement pour un nouveau mandat (le 3ième et illégal) après le 18 octobre 2020.

 

Les conséquences, on dirait bien que Cellou lui-même en est conscient, car il a choisi d'enfiler une tenue de combat (militaire) pour faire son annonce de candidature. Espérrons que cette fois-ci, il ne va pas rester dans son salon et encourager les enfants armés de cailloux à en découdre avec les tueurs d'Alpha Condé munis d'engins et d'armes de guerre !

 

Quelques réactions de Guinéens :

 

Aminata Barry :

Maintenant que le vin est tiré, faudrait-il le boire ?

Cher-e-s compatriotes,

Tout dépend des objectifs de chacun.

L'échec annoncé de l'opposition est sans équivoque sauf intervention miraculeuse divine.

Ainsi, si votre action citoyenne s'inscrit dans le cadre de la Foi, ainsi soit-il, dirait-on !

Si vous êtes pour l'alternance vaille que vaille, quand bien même elle reposerait sur une dictature, le choix est le vôtre.

Pour ma part, je me bats pour que le Peuple recouvre sa Souveraineté, c'est-à-dire, qu'il puisse décider de son avenir et de sa destinée en choisissant librement ses acteurs de gouvernance, en conformité avec nos intérêts supérieurs nationaux.

L'expression de cette décision passe par les urnes car c'est ce système de démocratie, que nous avons choisi, en tant que Nation constituée par des guinéens citoyens d'une République.

Mais pour ce faire, encore faut-il que la voie des urnes soit transparente et crédible pour que le vote exprimé de chaque citoyen compte valablement.

Or, il n'en est manifestement pas ainsi!

Donc, tel n'étant pas le cas dans notre contexte actuel, mieux vaut ne pas participer à un système biaisé, conçu pour détourner la voix du peuple.

En effet, sauf empêchement, il ne fait aucun doute, que le résultat qui sortira des urnes à l'élection présidentielle sera celui à la guise de Alpha Condé. Ce sera la volonté de Alpha Condé qui se sera exprimée, et non celle du peuple de Guinée!

Je suis pour le départ de Alpha Condé parce que son ambition est ourdie sur le fondement de la liquidation pure et simple de la République, notre jeune démocratie. Je suis pour son départ parce que son but est d'asservir notre commun devenir à la division et déshumaniser les êtres que nous sommes, par un appauvrissement matériel entretenu en tentant de nous dépouiller de toute forme de dignité!

Alpha Condé n'a jamais été l'émanation de l'expression de la volonté souveraine du Peuple mais plutôt, le produit d'une confisaction et d'un détournement de cette dernière. Pour cela aussi et surtout, nous nous devons de le combattre.

En cohérence avec cette vision, je combattrai tout politicien dont l'accession au pouvoir ne sera pas l'émanation de la volonté du peuple, fût-il de l'opposition. Cette volonté ne pouvant s'exprimer qu'au travers les urnes dans le cadre d'une élection crédible et transparente.

Voici donc, la situation d'un Peuple mis en congé d'expression de sa volonté par la vertu d'un processus électoral rendu stérile sur toute sa chaîne, dévolue à un pouvoir imposé par la corruption, la faim, les larmes et le sang.

Et face auquel, la nécessaire résistance est abandonnée pour la nuisible participation qui frise l'acte de recel des turpitudes et tribulations qui font et feront tant de mal à notre pays.

Mais, au regard d'appétit faussement coquérant de ceux qui ont choisi de collaborer en optant pour une participation menant à l'impasse, le vin de l'ivresse du pouvoir ou de sa tentation est tiré.

Alors, maintenant que le vin est tiré, faut-il le boire ?

Je dis NON ! Je ne boirai pas de cette coupe, convaincue que seule une transition ayant entre autre, pour objectifs d'assainir notre système électoral et favoriser la réconciliation nationale peut nous mener à une alternance acceptable et acceptée de tous.

Donc que faire?

1) Court-circuiter le système de légalisation de Alpha Condé et créer une situation pro-transitionnelle, en l'empêchant de s'exprimer. Autrement dit, il faut empêcher la tenue des élections ou à défaut, les délégitimer ainsi:

a) financer, encourager et promouvoir la résistance et l'auto-défense entre autres, afin de rendre la malgouvernance ingouvernable;
b) refuser qu'il y ait élection dans sa localité.

2) exiger une transition puisque le contexte y sied pour :
a) empêcher Alpha Condé et ses sbires de prospérer;
b) bloquer le processus de légitimation de ladite Constitution de 2020;
c) opérer le retour à l'ordre constitutionnel de 2010;
d) reconstruire le système électoral pour le rendre transparent et crédible;
e) traiter de la réconciliation nationale.

3) Aller à des élections transparentes et crédibles pour que le choix de l'alternance soit le reflet véritable de l'expression de la volonté du peuple car, c'est bien cela la démocratie.

À chacun de choisir !

 

Ansoumane Camara :

Ainsi, ce que l’on craignait est arrivé.

Cellou Dalein Diallo est politiquement mort. Son premier exploit est d’avoir politiquement survécu à Lansana Conté, son parrain politique, 11 ans, 8 mois. Son avis de décès politique a paru ce 6 septembre 2020. L’avis précise qu’il s’est passé au coup la corde tressée par Alpha CONDÉ et Amadou Damaro. Entre ces deux là et Cellou Dalein Diallo c’est comme le pêcheur et le poisson. C’est le plus inflexible et patient qui gagne. Pourtant des appels d’amis sincères à la prudence à CDD n’ont pas manqués. Les psychiatres n’admettent- ils pas qu’il est presque impossible de sauver quelqu’un qui a la volonté morbide de se suicider? Heureusement pour lui, ce n’est que politiquement. Mais alors quelle responsabilité devant l’histoire, avec tous ces morts!

Son deuxième exploit est d’avoir rouler des millions de guinéens dans la farine, moi y compris, pendant dix ans. Je n’ai jamais été militant de l’UFDG, mais j’ai toujours rêvé de le voir élu (ou un autre peul) président de la Guinée pour qu’en fin disparaisse chez bon nombre de mes compatriotes de la Moyenne Guinée le sentiment que les autres guinéens ne veulent pas avoir un des leurs devenir président de la Guinée. Leur sentiment est plus que justifié. En 2010 j’ai motivé certains membres de ma famille à voter pour lui. Ce rêve chez moi s’est transformé en un ardent souhait depuis la méprisable déclaration publique d’Alpha Condé à Kankan, ce 9 mai 2015, je le cite: « si vous avez accepté le gouverneur Nawa Damey, alors qu’il est forestier, c’est parce que la Guinée appartient aux malinkés, aux forestiers et aux soussous ». Il exclut ainsi les peuls, plus d’un tiers de la population guinéenne, de la communauté nationale; lui dont la lignée en Guinée ne remonte qu’à son père, cuisinier, venu en Guinée avec son patron administrateur colonial français qui servait en Haute Volta, actuel Boukina, dans les premières décennies des années 1900. Les peuls, peuple d’un ensemble géographique allant de la région côtière jusqu’aux montagnes du Fouta Djallon , que les navigateurs portugais nommèrent « les rivières du sud ». C’est cette région que le colonisateur français transformera en Guinée française par décret du 17 décembre 1891.

Les régions de la savane (Kouroussa, Siguiri, Kankan, Beyla, Kissidougou), n’y seront rattachées qu’en 1899 puis plus tard la région forestière. Alpha Condé n’ignorait pas cela. Son discours de ce 9 mai 2015 n’était pas une maladresse, comme certains ont voulu le faire croire. C’était sa haine du peul, exprimée à haute voix, lui qui n’est guinéen que par adoption, il n’y a pas si longtemps. C’est à cet homme, qui n’a jamais caché qu’il le haït, que Cellou Dalein Diallo vient de s’offrir pour que ce dernier lui porte le coup de grâce politique. Alpha CONDÉ avait promis de détruire l’opposition guinéenne. Il y est presque parvenu; le plus important parti politique vient de courber l’échine.

N’ayons pas peur des mots : c’est une traîtrise, après tant de discours de résistance qui résonnent faux désormais. Souhaitons que l’UFDG reste un patrimoine national sans CDD.

Toutefois, Alpha Condé commettra l’erreur de croire que la Guinée se résume à CDD et à l’UFDG. Il doit comprendre que la vague de contestation qui commence à monter finira par l’emporter. Car son rejet va désormais de Siguiri à Kaloum et de Boké à Zérékoré.

 

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SADIO BARRY :

<< Comment feront-ils campagne dans le confinement et alors qu'il n'y a pas de route praticable en ce moment en Guinée ? Il est évident que le vieillard Alpha Condé ne survivrait pas des routes guinéennes à l'état actuel. Les candidats doivent avoir un traitement équitable dans le processus. Ainsi, si Alpha Condé seul utilise l'hélicoptère de l'Etat pour se rendre à l'intérieur du pays au lieu de prendre la route comme les autres, ce serait une raison pour un candidat d'interrompre sa participation et porter plainte devant la Cour de justice de la CEDEAO en vue d'obtenir l'invalidation du processus. On peut également se retirer pour invalider les bullétins de scrutin après leur validation et publication officielle, avant la date du vote. >>

 

GUINEEPRESSE.INFO

 

 


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