El Hadj Saïdou Bah s’en est retourné dans son village de Kaala à Dalaba


Il s’est éteint paisiblement à l’hôpital de Beaujon à Clichy dans la région parisienne des suites d’une longue maladie. Entouré de son épouse Hadja Safiatou Diallo, de sa fille aînée Fatoumata, de son gendre Aliou Barry, de ses cinq fils Baïlo, Boubacar, Mohamed, Abdoulaye et Mamadou Alpha, de ses belles filles Safia, Sabrina et Karina, ainsi que de ses nombreux parents et amis qui l’ont veillé jusque dans ses derniers instants. El Hadj Saïdou Bah nous a quittés le lundi 19 août 2019 à 15 heures. Il avait l’âge vénérable de 72 ans.



            El Hadj Saïdou Bah

La levée du corps a eu lieu le mercredi 28 août 2019,  à 11 heures, à l’Hôpital Beaujon de Clichy. Les parents, alliés et sympathisants se sont ensuite rendus à la mosquée de Gonesse, la commune voisine, pour la prière mortuaire après celle de Dohr à 14 heures.

La dépouille sera ensuite conduite jeudi à 15h30 à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle pour le transfert à Conakry par le vol AF 596 de la compagnie Air France. Hadja Safiatou et Fatoumata ont précédé Mohamed et Mamadou Alpha dans la capitale guinéenne, les deux autres accompagnateurs.

Dès l’arrivée à Conakry à 22h30, heure locale, le cortège familial va s’ébranler en direction de Dalaba où l’inhumation est prévue après la prière du vendredi saint dans son village natal de Kaala.

De Kaala à Paris, en passant par Conakry, Sefadu en Sierra Leone et Beyrouth au Liban, El Hadj Saïdou Bah a accompli un parcours exceptionnel qui a duré plusieurs décennies. Partout où il est passé, il a laissé le souvenir d’un honnête homme, pieux et respectueux des us et coutumes de sa communauté d’origine.

Dès son plus jeune âge, comme il est de règle, il a fait ses premières classes à l’école coranique. De ce fait, il n’a malheureusement pas fréquenté l’école française. Mais, qu’à cela ne tienne, il réussira à pratiquer couramment la langue de Molière.

Il a eu la chance de bénéficier d’un entourage d’érudits qui l’ont très tôt initié à la lecture du Coran dont il a acquis une parfaite maîtrise. A Villiers le Bel, puis à Taverny, dans la région parisienne où il a vécu, il jouissait d’une bonne réputation de maître coranique au sein des communautés subsaharienne et maghrébine.

Il était assidu à la mosquée et participait aux cérémonies religieuses pour lesquelles il était ardemment sollicité en raison de ses connaissances de la lettre et de la tradition islamiques.

En 1969, à 22 ans, il part pour la Sierra Leone où sa jeune épouse Safiatou le rejoindra et où naîtront leurs deux premiers enfants.

Il s’établit dans la cité diamantifère de Sefadu où réside une importante communauté guinéenne. Il ouvre un commerce de produits alimentaires qui va rapidement prospérer et s’initie à la conduite automobile dont le permis lui servira de précieux sésame par la suite.

Mais les vicissitudes de l’exil ne l’épargneront pas. En raison notamment de l’instabilité politique qui caractérise la Sierra Leone.

Le voilà qui joue son va-tout et tente une ouverture vers le Liban. Il arrive dans la capitale Beyrouth en 1974. Il avait été bien inspiré de passer son permis de conduire. Il trouve un emploi de livreur dans la société L’héritier Guillot. Il est parti en éclaireur, laissant sa famille en Sierra Leone.

Dans l’aventure de l’immigration, les francophones finissent toujours par se tourner vers la métropole française. C’est ainsi que Modi Saïdou, comme on l’appelait à l’époque, a débarqué à Paris en 1977.

Il y a rejoint un compatriote dont il a fait la connaissance à Beyrouth, plus connu sous le nom de Modi Ibrahima Taxi, un homme qui  sera son alter ego et dont il sera le témoin de mariage dans la capitale française.

Modi Saïdou trouve rapidement ses marques, obtient un travail et organise son regroupement familial. Sa femme Safiatou aussi parvient à s’intégrer à la société française. La famille s’agrandit. Tant et si bien que le couple aura au total six enfants. Fort heureusement, ceux-ci grandissent à leur tour, s’épanouissent, fondent leurs propres familles et leur donnent cinq petits-enfants.

Malgré la maladie, Modi Saïdou et sa femme Safiatou auront le bonheur d’accomplir leur pèlerinage à la Mecque en octobre 2012, ultime félicité pour tout musulman. L’an dernier encore, il a eu la joie de retourner en Guinée pour trouver du réconfort auprès de la famille élargie.

Aujourd’hui, El Hadj Saïdou a répondu à l’appel du destin. Nous prions le Très-Haut, en son infinie miséricorde, qu’Il l’absolve et l’accueille dans la demeure éternelle des bienheureux.

Toute la famille Bah exprime ses très vifs remerciements à ses voisins, ses proches, amis et connaissances, ainsi qu’à l’ensemble de la communauté guinéenne où qu’elle se trouve, du soutien et de la sympathie qu’ils lui ont témoignés  à l’occasion de la perte irremplaçable d’El Hadj Saïdou, et leur adresse l’expression de sa profonde reconnaissance.

Alpha Sidoux Barry

Président de Conseil & Communication International (C&CI)

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