LE PEUPLE DE GUINÉE EST EN DANGER


« Alpha Condé est devenu FOU, FOU, FOU ! » (Tiken Jah Fakoly).

L’artiste a dit tout haut ce que beaucoup pensaient tout bas. Déjà, en 2018, le groupe de musiciens guinéens, Les Espoirs de Corontie, dans leur célèbre tube DADDY MOU PÈPOU KOLON, nous avait alertés, pour dire, à leur manière, que nous avions un gros menteur à la tête de l’Etat. Il faut admettre que les artistes sont souvent en avance sur leurs contemporains dans la critique de leur époque.

Seulement voilà, de ces sorties des artistes, il ne faut point en rigoler, car notre peuple vit un moment d’une extrême gravité de son histoire, par la faute d’un homme, un seul, Monsieur Alpha Condé. De par mon éducation, je suis d’habitude mesuré. Mais, après avoir vu et entendu Alpha Condé à Koba, je tremble pour ma Guinée, parce que l’homme est résolu à y mettre le feu. Il est constamment dans la provocation, dans la confrontation. Comme un capricieux et turbulent enfant, qui défie son père ou sa mère, pour se mesurer à lui ou à elle, jauger son degré de résistance, jusqu’à ce qu’il reçoive une fessée. Aujourd’hui, c’est le peuple de Guinée tout entier qu’il défie par provocation, pour satisfaire un caprice.

Sous prétexte d’aller remettre des pirogues aux pêcheurs artisanaux de la localité, Alpha Condé, en réalité, était allé défier le Kountigui de la Basse-Guinée, Elhadj Sékhouna Soumah chez lui, à Koba. Il en a profité pour tenir un discours de haine et de division en soussou, mais de portée nationale, comme nous le verrons plus loin.

« Quand le discours public est considéré par les populations comme sans lendemain, on désacralise la plus haute fonction de l’Etat. »

Alors, la défiance entre le peuple et le gouvernant devient inéluctable. Nous en sommes là aujourd’hui en Guinée, et il faut s’en inquiéter. L’adversaire a les moyens de son combat, et les plus détestables.

Après le départ de Alpha Condé de Koba, dans la Préfecture de Bofa, où il est allé faire son SHOW « clopin-clopant », le samedi 19 octobre dernier, montrer son mépris pour ses adversaires politiques, et le peuple de Guinée, les commentaires qui nous viennent de cette localité ressemblent fort bien à ceux parvenus de Forécariah où il était allé, il n’y a pas longtemps, se défoncer sur ses anciens et l’actuel Premiers Ministres, tous de cette région.

« Qu’il parle seulement, il est désormais le seul à croire ce qu’il dit », nous disent les parents de cette région.

Alpha Condé ne se déplace plus que dans les préfectures de la Basse-Guinée. Il repart chaque fois satisfait de lui-même, après avoir écouté les propos d’un laudateur de circonstance, laissant cependant derrière lui les populations incrédules, totalement médusées de voir leur président se déconsidérer par des promesses insensées, des incohérences, et des propos qui divisent d’avantage qu’ils ne rassemblent les guinéens.

Un chef rassemble, travaille à renforcer la cohésion sociale pour consolider la nation. Dans nos sociétés traditionnelles, le roi qui se livrait à la division de sa communauté était tout simplement déchu de son titre par le collège des anciens, au profit d’un autre plus apte à rassembler et à assurer la protection de la communauté.

En plus de son discours de haine, certaines décisions et propos récents de Monsieur Alpha Condé méritent que l’on se demande si le peuple de Guinée n’est désormais pas en danger.
Il faut, en effet, se souvenir que cet homme, obnubilé par le pouvoir, qui n’a jamais travaillé dans sa vie, et ne sait donc ni travailler en équipe, ni donner des ordres, à plus forte raison déléguer, n’a reculé devant rien pour arriver à ses fins. D’incohérence en incohérence, il dit que c’est le peuple qui décide, en parlant de son projet de référendum sur la nouvelle Constitution ; et peu après déclare détenir son pouvoir de Dieu; que seul Dieu connaît le terme de ce pouvoir. Tout cela en langue soussou, comme si ce sujet ne concernait que cette communauté.

Par ces propos Alpha Condé nous dit tout simplement qu’il est prêt au pire pour garder le pouvoir. Sa référence désormais à Dieu, à Koba, (en soussou) pour la fin de son pouvoir, doit nous faire comprendre que Monsieur Alpha Condé à enfumé tout le monde, y compris ses amis de l’International socialiste qui l’ont toujours pris pour un démocrate, lorsque, par deux fois devant le peuple de Guinée et le monde entier, il prêta serment de respecter la Constitution de son pays. Ceux qui comptent encore sur son retour à la sagesse doivent déchanter. Car pour cet homme, la morale et l’éthique n’existent pas en politique. Il est le président « Je m’en fouts » ! Il y a donc danger; car de tels hommes, aveuglés par le pouvoir, surestiment leur pouvoir et finissent toujours par perdre le sens de la réalité pour ne plus pouvoir se retenir, et savoir doser l’usage de la force que leur confère leur position. Avec cet homme le risque devient sérieux. Il vient de nous offrir à Koba, le 19 octobre, une preuve de son égarement.

En parlant de la marche du FNDC et des jeunes assassinés lors des manifestations des 14 et 15 octobre, les propos d’Alpha Condé sont tout simplement ahurissants :

« Personne n’est sorti manifester à Conakry le 14…., les gens ont pagaillé seulement à Bambeto et à Coza … Ce sont eux qui tuent et ils mettent cela sur le dos de nos forces de l’ordre…. Les images montrées ne sont pas de la Guinée …. »

Quel être humain est celui-là ? Neuf (9) jeunes citoyens tués, pas un mot de compassion à l’endroit des familles éplorées. Le pays gronde, la clameur monte, et contre toute évidence, Monsieur Alpha Condé soutient le contraire, tombe dans un négationnisme révulsif, jubile de jouissance comme un pyromane qui regarde les flammes de son méfait consumer toute une nation. C’est ce triste spectacle qu’Alpha Condé a offert à Koba le 19 octobre 2019 au peuple de Guinée.

Oui, je tremble pour ma Guinée parce que la raison a abandonné son Président ! « Le menteur crée de l’insécurité autour de lui. Il rompt un des fondements essentiels des rapports sociaux : le parler vrai. » (Xavier Seron).

Il me vient cet écœurement du Capitaine Dadis CAMRA qui disait : « Alpha Condé est méchant… Il est très mauvais. »

Des arrestations sont encours au sein de l’armée, parmi les militaires soussous et forestiers. Les médias guinéens s'en font l’écho.

Oui, il est mauvais le Monsieur, très mauvais!

Vous avez peut-être raison Monsieur Alpha Condé, personne n’est sorti manifester le 14 et le 15 octobre. Il n’y a eu aucun mort non plus. Toutes les images publiées n’étaient pas de la Guinée, selon vous. Vous essayez d’évacuer la peur qui vous taraude désormais par la négation de la réalité. Mettez votre tête sous le sable jusqu’au coup, pour ne rien voir. Ce 24 octobre, le peuple de Guinée a montré qu’il vous tient.

Un avenir ténébreux s’annonce pour vous et vos clans. Pour le peuple de Guinée, se lève le soleil à l’horizon.

Lorsque le droit est du côté du peuple, il faut s’indigner et résister. Le Prince finit toujours par chuter.

Après le départ de Monsieur Alpha Condé de Koba, les sages de la contrée se sont retrouvés pour analyser et tirer les leçons de ses propos. Je vous laisse apprécier la vidéo ci-après en langue soussou :

Ansoumane Camara


Imprimer   E-mail
15 novembre 2019
<< Il est temps de passer à la barre supérieure, appeler le peuple dans son ensemble pour demander le départ du dictateur assassin Alpha Condé >>
Encore hier, le peuple a manifesté comme le FNDC l’avait fait savoir depuis une semaine.
Le jeudi 14 novembre 2019, à l’image des autres dates déjà historiques comme celle du 7 novembre, ...
« Si le communiqué de la Ceni nous rassure que toutes ses acquisitions de matériels ont été ...
Partout dans le monde le souci majeur d'un président sortant est beaucoup plus axé sur le bilan ...