Guinée: les raisons d’un combat !


Devenue indépendante le 2 octobre 1958, la Guinée a aujourd’hui 61 ans. Pile !

Une courte durée de vie comparativement aux vieilles nations comme par exemple l’Iran ou la Turquie ancienne sans parler de la Grèce antique par exemple.

Mais ces 61 ans s’avèrent trop lourds à porter et sont repartis comme suit :

- 26 ans d’une révolution de bavardage et de crimes de sang (de 1958 à 1984 sous ST. Le camp Boiro) !

- 24 ans d’un libéralisme sauvage teinté de pillage de nos ressources sous la direction des hommes en uniforme et la complicité de nos faux intellectuels (sans oublier le Wofatara  de 1984 à 2008 sous LC)

- 2 ans de mouvements de bérets rouges aux brodequins pointus et à la gâchette facile avec leur cortège de victimes. Notre sinistre stade du 28 septembre.

- 9 ans de Condéisme. Et maintenant que nous sommes au troisième millénaire, on nous sert de l’acide à la couleur d’une soupe répressive sous le label démocratie. Saoro, Galakpaye, Womé, Conakry avec sa commune de Ratoma. Kaporo Rail dans Ratoma. Notre belle sinistrée. Les larmes des veuves, des parents, des amis, des compatriotes dont les siens ne sont bons que pour le cimetière de Bambeto. Notre refuge.

Les larmes de nos sans-abris victimes de déguerpissement sauvage et rancunier, immoral et inhumain.

Quel héritage?

Maintenant que nous sommes dirigés par un "professeur de droit", nous n’avons qu’un seul droit: non pas celui de mourir mais celui d’être assassinés. Nous sommes en Guinée.

Pourtant, ceci n’est pas une fatalité car c’est le fruit d’une politique menée par des gens qui sont censés nous protéger et nous encadrer en préparant notre avenir.

Quel bilan?

Aujourd’hui, il parait plus indispensable à tout bon Guinéen réfléchi de se mettre à la disposition du pays pour arrêter ce pouvoir qui a tant déçu.

Nous avons à la tête du pays un président qui :

- contre toute attente, a recyclé ceux qui devaient être les pensionnaires de la retraite politique (pour le mauvais service rendu à la nation: les parrains de la fraude électorale et/ou de la répression des militants pro démocratie sous la dictature);

- s’en fout du sort de ces concitoyens qui peuvent se noyer dans la Méditerranée, se voir assassinés par les forces de l’ordre sans inquiétude, emprisonnés pour avoir réclamé ou exercé leur droit (Actuellement: Sanoh, Koundounoh et consorts pour rester dans la nouveauté);

- a assuré la promotion de la médiocrité au détriment des hommes compétents et patriotes désireux de servir la patrie sans flagornerie,

- a créé un laisser-aller qui rime avec violence et arrogance comme si nous étions dans une jungle;

- a assuré l’impunité aux plus flagrants criminels qui se promènent dans le pays en narguant leurs victimes;

- a entretenu, s’il n’a pas inventé, la division entre tous les fils du pays. On s’y regarde maintenant en tel ou tel.

Sous ce régime, le Guinéen vit les inimaginables :

On tire sur des jeunes enfants même dans les toilettes, on casse les marmites, on massacre les fils et on frappe ou gaze le père, matraque la mère. Pauvre pays!

Et on pousse l’ignominie jusqu’à ridiculiser nos assassinés dont les corps sont: soit emprisonnés, soit exposés au soleil. Super Satan est passé par là.

On déshumanise le peuple de Guinée que l’on chosifie.

Et pour tout couronner en bassesse, le rêve d’un troisième mandat pour "le professeur" fait que certains ministres sont devenus des écoliers des années 1990 avec des pancartes pour accueillir le chef. La honte!

Les Ministres Mouctar Diallo et Aboubacar Sylla, deux transfuges de l'opposition au service du 3ieme mandat.

 

Au vu de ce qui précède, il est impératif que nous aidions le président à quitter car nous voudrions bien qu’il nous permette de restaurer nos valeurs anciennes que nous saurons adapter au monde moderne dans lequel nous devrions être en train de vivre (mais hélas !).

Nous aimerions nous retrouver dans ce pays où le cousinage de plaisanterie entre les différentes composantes demeure une valeur sûre.

Nous voudrions vivre dans un pays où le président se porte garant de la parole donnée ou du serment prêté.

Nous rêvons d’un pays où ce sont les vrais intellectuels qui dirigent ceux qui ne le sont pas et non l’inverse.

Nous aspirons à un pays où un ministre ne qualifie pas NOTRE CONSTITUTION de chiffon sous le silence coupable du président qui a doublement posé sa main dessus pour prêter serment ou du président de la cour constitutionnelle sourd-muet. Où sont nos valeurs, nos repères ?

Monsieur le président, allez-vous-en! Ça suffit maintenant !

 

Boubacar Barry,
Citoyen Guinéen pour une alternance en 2020.


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