Alpha Condé est devenu Franco. Ce général fasciste qui régna par la terreur sur l’Espagne durant 36 ans.

Que c’est triste !

En effet, son exercice du pouvoir ressemble fort bien à celui de ce sinistre général dont le cercueil a été sorti l’année dernière du monument qu’il avait fait construire par ses prisonniers politiques, et transféré dans un cimetière ordinaire. Ainsi 45 ans après sa mort, Franco ne repose toujours pas en paix.

Lorsqu’un Président de la République doit sa survie politique à l’utilisation de l’armée et des milices privées contre son propre peuple, tuant 10 personnes et en laissant des dizaines de blessés par balles, de quelle légitimité peut-il désormais se prévaloir?

Après ce que la Guinée vient de vivre ce 22 mars 2020, comment Alpha Condé pourra-t-il désormais disserter sur la démocratie et le panafricanisme sans déclencher un sentiment de révulsion? Le rejet de cet homme n’est plus seulement national, cela va désormais au delà du continent africain. L’homme qui se disait « combattant » de La Liberté, s’est brusquement révélé flibustier de la politique. Comme tout brigand, il convient désormais de le pourchasser sans relâche.

Il a désormais son Assemblée nationale et sa nouvelle Constitution. Mais dans quelles conditions, à quel prix et pour combien de temps? Nous enterrerons nos martyrs, dans la douleur et la tristesse. Mais lui, sait-il combien de temps il lui reste pour les rejoindre? Cet homme a passé des décennies sur les bancs, mais sans jamais avoir compris que l’œuvre d’un dictateur ne lui survit pas une seule seconde.

Comme vous êtes l’homme à « fabriquer des arbres », sachez, Monsieur Alpha Condé, que l’Assemblée Nationale et la Constitution que vous venez de vous fabriquer ne vous survivront pas.

Ansoumane Camara

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23 septembre 2020
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