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Communiqué Nr. 015/CN/FSG des Forces Sociales de Guinée.

Nous avons reçu, à travers Facebook, un communiqué du mouvement FSG relatif aux manœuvres qui ont lieu actuellement à Sékoutoureya autour du troisième mandat.

Ces informations recoupent celles que nous avions déjà par une source crédible. Nous vous livrons, ci-dessous, le résumé dudit communiqué des Forces Sociales de Guinée, partagé par Sékou Koundouno du Balai Citoyen:

 

#TRES_URGENT !!!

Les FORCES SOCIALES DE GUINÉE portent à la connaissance de l'opinion nationale et internationale que dans le cadre de la mise en œuvre du projet de nouvelle constitution pour octroyer un pouvoir à vie à l'actuel président de la république, CERTAINS MEMBRES DU GOUVERNEMENT ET LA PRESIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE ONT ENTREPRIS DES DEMARCHES DEMONIAQUES POUR LA CREATION D'UNE PANOPLIE D'ORGANISATIONS DE LA SOCIETÉ CIVILE DONT LE BUT SERA DE FAIRE LA PROMOTION DE CE PROJET AUX CONSÉQUENCES TERRIBLES POUR NOTRE JEUNE DEMOCRATIE... #VIGILANCE #A #TOUS !!!

 

Ainsi, le président Alpha Condé continue les mêmes stratégies et manœuvres que l’opposant et leader du RPG, Alpha Condé. Il avait noyauté la société civile, les syndicats et infiltré la famille ainsi que l’entourage du général Lansana Conté pour paralyser le système et le détruire de l’intérieur. Il inondait régulièrement les chancelleries étrangères de Mémorandums afin de priver la Guinée de Lansana Conté de toute aide et assistance financière. Devenu chef d’Etat, Alpha Condé reste toujours un semeur de désordre, un agitateur permanent qui se comporte toujours en chef de parti, ceci en toute violation de l’article 38 de notre Constitution « La charge de Président de la République est incompatible avec l'exercice de toute autre fonction publique ou privée, même élective. Il doit notamment cesser toutes responsabilités au sein d'un parti politique ».

Depuis l’arrivée au pouvoir de M. Alpha Condé, la Guinée ne connait que tensions sociales et confrontations politiques de façon permanente.

Maintenant confronté au rejet général de son projet de troisième mandat, M. Alpha Condé et son entourage ont élaboré plusieurs stratégies afin de mettre en place un système qui lui permettrait de rester président à vie :

1)- la révision constitutionnelle pour l’adoption d’une nouvelle Loi fondamentale sous prétexte d’apporter des corrections, diminuer les pouvoirs du président et rendre légitime notre constitution qui n'a pas été soumise à un référendum en 2010.

Ces arguments sont d’autant plus fallacieux qu’Alpha Condé se met au-dessus de la Constitution qu’il ne respecte pas et quand on sait que c’est surtout sur pression du RPG et pour repêcher Alpha Condé que cette Constitution en vigueur a été adoptée par la voie utilisée en 2010 (adoption par le CNT qui représentait, par consensus, le peuple dans son ensemble).

Selon une source crédible, ils veulent engager le processus de référendum entre juin et juillet 2019. Un tel calendrier n’est pas le fruit du hasard. Les stratèges de M. Alpha Condé pensent ainsi organiser un holdup électoral, sachant très bien que la saison pluvieuse n’est favorable ni à une campagne électorale ni à une organisation correcte des élections. Si un tel calendrier était avancé par la CENI, les Forces Vives (partis politiques, syndicats et organisations de la société civile) devront s’y opposer fermement.

On peut supposer ici qu’ils veulent cumuler le référendum et les législatifs cette année. Une façon de prendre l’opposition de court et qui pourrait tomber dans le piège :

  1. accepter la manœuvre qui conduit au changement de Constitution en même temps ou
  2. refuser le projet et conduire au renvoi, aux calandres grecques, des législatives et, par conséquent, la prochaine présidentielle.

Pour une fois, l’opposition doit prendre les devants et imposer le calendrier constitutionnel à Alpha Condé ou demander son départ immédiat en cas de manquement.

Dans tous les cas de figure, si la nécessité d’une nouvelle constitution s’imposait, cela ne serait que le fait d’une nouvelle Assemblée nationale élue au suffrage universel, pas celle nommée par décret d’Alpha Condé.

2)- Le glissement du calendrier électoral. L’entourage d’Alpha Condé lui assure qu’ils peuvent, au cas où le projet de référendum ne passerait pas, faire décaler les échéances électorales au moins jusqu’en juin 2022 en maintenant le pays dans les tensions sociales et troubles permanents qui rendraient impossible la tenue d’élection en Guinée. Il faut rappeler qu'Alpha Condé avait fait retarder les législatives de 2011 jusqu'a fin 2013. Jusqu'à nos jours, aucun mot sur celles qui devraient avoir lieu en fin 2018. On rappelle également que c'est Alpha Condé en personne qui a fixé, depuis Paris, la date de la présidentielle de 2015.

De toutes les façons, depuis l’élection de M. Alpha Condé comme président de la République en Guinée en 2010, tous ses discours, faits et actes, concordent dans ce sens. La Guinée, depuis, vit dans une tension permanente. Le fossé entre les communautés se creuse de plus en plus. Les haines et les rancœurs se renforcent de jour en jour, comme le montre son discours de Kankan sur l’appartenance à la Guinée, le glissement du calendrier électoral des législatives comme ce fut le cas pour les communales, les violences organisées lors des communales, les déguerpissements qui ont lieu en ce moment partout à Conakry sans aucune précaution préalable etc. Les Guinéens n’ont jamais connu de telles confrontations et violences permanentes. C’est dans ce même sens que la manipulation des Coordinations régionales, l’émergence des groupuscules comme la COPAM et les mouvements Labe Sagni et Won Yete fe actuellement financés par Kassory Fofana, sont mises en œuvre. Les jeunes recrutés dans ce cadre de Labé Sagni reçoivent 200 millions de francs guinéens chaque deux mois et attendent l’arrivée de 300 motos récemment promises dans le but de leur faciliter l’exécution de leurs basses œuvres.

Le simple fait de penser et agir ainsi prouve qu’Alpha Condé et l’équipe qu’il a formée autour de lui sont des irresponsables qui ne méritent pas de rester à la tête d’un Etat. Peut-être qu’Alpha Condé et les réseaux mafieux qui pillent le pays pensent se tirer à bon compte d’une telle situation. Ils se trompent gravement. Des exemples autour de la Guinée de soulèvements populaires contre de telles manœuvres ne manquent pas. Ce qui s’est passé au Palais du peuple le jeudi 14 mars dernier préfigure ce qui pourrait se passer à l’échelle nationale si M. Alpha Condé poursuit sa perfidie contre le peuple de Guinée :

Ça ne pouvait être autrement, après plus de 8 ans de règne d’Alpha Condé. Alpha Condé a exclu et martyrisé les Peuls, massacré des Forestiers, trompés les Soussous et trahi les Malinkés. Les Guinéens ont compris. Ceux qui s’agitent aujourd’hui en faveur d’un troisième mandat pour lui ne sont que la minorité tenue par ses intérêts qu’assure Alpha Condé. L’année passée, on a entendu Amadou Damaro Camara déclarer devant la presse qu’Alpha Condé ne restera pas au pouvoir en 2020. Il affirmera que le RPG a déjà 10 candidats pour remplacer Alpha Condé à l’horizon 2020, dont lui-même Amadou Damaro. Aujourd’hui ce monsieur fait partie des promoteurs d’un maintien au pouvoir à vie d’Alpha Condé.

 


 

Après lecture de cet article, un compatriote nous a porté l’attention sur le discours de ce dimanche 24 mars 2019 du Président Alpha Condé au siège de son parti RPG arc-en-ciel devant ses militants qu’il incitait à la haine et à la violence.

Des passages du discours militant d’Alpha Condé :

« Avant-hier on m’a dit que ça ne va pas à Sonfonia, il y a des complots, n’y va pas, moi je m’en fou, j’ai été président de la FEANF, je connais c’est quoi la contestation. Soyez prêts. Si les gens sont prêts pour le débat politique, soyez prêts, si c’est pour l’affrontement, soyez aussi prêts. Voilà. Car quand tu danses avec un aveugle, il faut de temps en temps lui monter dessus pour qu’il sache qu’il n’est pas seul. … Maintenant ce n’est pas le président de la République qui sort, c’est le militant. Je suis prêt à la bataille politique. Est-ce que vous êtes prêts ? » « OUI », a scandé la foule.

« Désormais je serai à votre siège en tant que militant et nous ferons face à ces nains politiques. Des voleurs, des bandits qui se présentent comme leaders du peuple. Quand je viens ici désormais, ça ne sera plus le président de la République, ça sera Alpha Condé militant. VOILA ! » (Lire).

 

 

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